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Le traitement du cancer de la prostate par l'ablathermie

Définition :

Le principe de l’Ablatherm ou HIFU (pour Ultrasons Focalisés à Haute Fréquence) consiste à détruire le tissu prostatique et donc la tumeur en son sein par concentration d’un faisceau d’ultrasons à son niveau entrainant réchauffement intense des tissus et leur coagulation.

Technique opératoire :

Il s’agit d’un traitement réalisé au bloc opératoire sous anesthésie. Il débute par une résection endoscopique de la prostate visant dans un premier temps a diminuer le volume de prostate à traiter ainsi que le risque de blocage urinaire post opératoire. Par la suite la sonde génératrice d’ultrasons est introduite par voie rectale et l’administration du faisceau d’ultrason est effectuée sous contrôle d’un repérage de la prostate par échographie. Il s’ensuit une hospitalisation de quelques jours avec une sonde urinaire.

Complications :

Il s’agit d’une technique globalement peu morbide dont les principales complications sont l’impuissance (40-60% de risque), l’incontinence urinaire à l’effort (6% de risque) et l’obstruction urinaire (14% de risque)

Patients pouvant bénéficier d’un Ablatherm et résultats de la technique :

Il s’agit encore à ce jour d’un traitement en évaluation pour lequel on manque de recul. Il n’est pas considéré comme un traitement de référence.
Il peut s’adresser à des patients présentant des petites tumeurs de bon pronostic (petite tumeur peu agressive au sein d’une prostate de petit volume). Le taux de survie observée à 5 ans varie entre 60 et 84% en fonction des caractéristiques de la tumeur.

Cette technique peut également s’adresser aux patients présentant une reprise de la maladie au sein de la prostate après un traitement par radiothérapie. Le taux de survie sans récidive est alors compris entre 25 et 53% à 3 ans en fonction des caractéristiques de la tumeur, au prix d’un taux de complication plus élevé (50% de risque d’incontinence urinaire, 3% de risque de fistule recto-urétrale)



Page mise à jour le : 12/01/2012