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La surveillance active dans le traitement du cancer de la prostate

Définition :

Le protocole de surveillance active est à ne pas confondre avec l’abstention thérapeutique. Il s’agit là de ne pas traiter d’emblée le cancer prostatique diagnostiqué. Le but est de reporter le traitement le plus loin possible dans le temps sans pour autant laisser passer la fenêtre de curabilité de la maladie ni faire perdre de chances de guérison au patient.

Quels patients sont éligibles pour une surveillance active ?

Cette attitude ne peut être proposée qu’à des patients extrêmement sélectionnés. Il s’agit de patients dont on a tout lieu de penser qu’ils présentent une tumeur de très petit volume et très peu agressive. Les critères sont cliniques (toucher rectal peu suspect), biologiques (PSA<10 ng/ml) et anatomopathologiques (une ou deux biopsies faiblement positives avec une tumeur de score 6 ou moins de Gleason). Même en appliquant ces critères stricts, la tumeur peut être gravement sous évaluée dans 15 à 20% des cas. Afin de limiter ce risque, présenter une IRM prostatique « normale » semble une précaution supplémentaire utile.

Comment se déroule la surveillance active ?

Le patient est soumis à une surveillance très stricte comprenant un dosage du PSA tous les 3 mois, un toucher rectal tous les 6 mois et une série de biopsie prostatique systématique dans l’année qui suit le diagnostic.

Quand la surveillance active prend elle fin ?

La phase de surveillance prend fin en cas de croissance significative du PSA (temps de doublement inférieur à 3 ans) ou bien en cas de majoration des caractéristiques tumorales sur les biopsies de contrôle. Le patient reçoit alors un traitement à visée curatrice.

 

 

 



Page mise à jour le : 12/01/2012